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Pionnières

Place à ces figures marquantes d’un Québec passé, présent et en devenir!

Date de publication : Mars 2020

Bandeau :Illustration : © Isabelle Gagné

Nouveau printemps, nouveau thème … nouveau look! Après plus de  ans de parution, la Gazette des femmes évolue, grandit… et fait place au magazine GF! Nouvelle signature, même Gazette des femmes, sans cesse guidée par sa soif de réflexions, toujours ancrée dans l’actualité sociale d’ici et d’ailleurs! Pionnière, unique survivante d’une presse féministe québécoise grand public aujourd’hui disparue – La vie en rose, Québécoises deboutte! et Les Têtes de pioche –, la Gazette des femmes entend demeurer un relais privilégié des valeurs d’égalité et de justice sociale. Pour toutes les générations!

Dans cette première mouture renouvelée, la Gazette des femmes fait place… aux pionnières! Symboles du mouvement des femmes, défenseures des droits, précurseures dans des domaines de pointe, elles sont, pour citer les jolis mots d’Isabelle Picard, « des battantes, des femmes libres, des défricheuses d’un chemin envahi depuis trop longtemps par les herbes hautes ». Hier, aujourd’hui et demain, elles façonnent les époques et contribuent fièrement à bâtir notre monde. Découvrons – ou redécouvrons – quelques-unes de ces figures marquantes d’un Québec passé, présent et en devenir!

À l’occasion de la Journée internationale des femmes , le Conseil du statut de la femme et l’Université Laval ont rendu hommage à des pionnières d’ici. Le 9 mars, l’événement Éclairons toutes les voix : pionnières de l’Université Laval a salué ces femmes exceptionnelles, diplômées de la toute première université francophone d’Amérique. Le journaliste Charles-Édouard Carrier nous raconte, sur fond d’anecdotes historiques, à quel point le vaste campus de Sainte-Foy a bien changé!

Mary Two-Axe Earley est un visage emblématique de l’histoire des femmes autochtones au pays. Née en 1911 sur le territoire mohawk de Kahnawake, elle lutte activement dès les années  contre le « colonialisme sexuel ». Elle contestera l’alinéa 12(1)b) de la Loi sur les Indiens qui, jusqu’à récemment, privait de leurs droits les femmes « indiennes » qui épousaient un non-Autochtone. La chroniqueuse wendat Isabelle Picard nous présente cette artisane du mouvement des femmes autochtones au Canada.

Des milliers de femmes de tous horizons ont, par leurs actions individuelles ou collectives, marqué durablement l’histoire du Québec. L’historienne Camille Robert retrace l’engagement d’Anne Greenup, militante pour la communauté noire montréalaise, de Léa Roback, syndicaliste et féministe infatigable, et d’Evelyn O’Bomsawin, engagée publiquement pendant de nombreuses années pour les droits des femmes autochtones.

D’autres audacieuses tracent aussi la voie. Dina Gilbert est cheffe attitrée de l’orchestre des Grands Ballets canadiens de Montréal. De Barcelone au Japon, elle fait valoir son talent un peu partout sur le globe. Laurie Rousseau-Nepton est la première femme autochtone à décrocher un doctorat en astrophysique. Elle est résidente astronome à l’Observatoire Canada-France-Hawaï. La journaliste Elisabeth Massicolli a discuté avec ces deux étoiles montantes, qui impressionnent et prospèrent à contre-courant.

Dans une allégorie forte, l’autrice Martine Delvaux s’adresse à ces « lucioles de demain  » qui, « clignotant dans la nuit de l’avenir », lèveront l’aube sur un horizon nouveau. « Je veux penser que vous êtes au début d’un monde où le sexe et le genre ne compteront pas, ne compteront plus comme avant. Un monde où ce qui vit n’aura plus besoin de s’inscrire ou d’être inscrit dans une catégorie aux bords clairement délimités. Un monde où ce qui comptera, justement, c’est la vie. »

Enfin, la chanteuse et comédienne Mélissa Bédard répond à 5 questions sur l’égalité. Femme au parcours atypique, exemple de persévérance et pionnière à sa manière, elle se livre à la Gazette des femmes… avec toute la spontanéité qu’on lui connaît!

Bonne lecture!

La rédaction