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Climat et environnement : femmes devant!

Mobilisation et engagement des femmes et des filles d’ici!

Date de publication : Janvier 2020

Bandeau :Illustration : © Nadia Morin

En décembre dernier, Madrid était le théâtre de la COP25, la 25e Conférence des parties signataires de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. L’objectif de cette rencontre annuelle est de décider de mesures internationales concrètes de lutte contre les bouleversements du climat, dont les conséquences touchent particulièrement les femmes en situation de pauvreté. Parmi les membres des délégations des pays, à peine 38 % de femmes…

Pourtant, à regarder de près la mobilisation citoyenne pour le climat, les mouvements en faveur de la protection des écosystèmes ou les réseaux d’expertise en environnement, les femmes répondent massivement présentes à l’appel de la cause. Après un automne faste, où la conscientisation et la lutte se sont résolument planétarisées, et à l’aube d’une décennie décisive, la Gazette des femmes a voulu scruter l’enjeu environnemental et climatique sous l’angle de l’engagement. Celui des femmes et des filles d’ici!

Si Greta Thunberg a fait couler beaucoup d’encre lors de son récent passage à Montréal, plusieurs femmes s’investissent elles aussi dans la cause avec force et conviction, ici même, souvent bien loin des projecteurs médiatiques. Charles-Édouard Carrier a rencontré  Rougeot, Caroline Brouillette, Karine Péloffy et Alyssa Symons-Bélanger, quatre femmes de tête qui joignent les gestes à la parole.

L’importance de la place des femmes en sciences environnementales n’est plus à démontrer : des équipes de recherche diversifiées amènent des applications et des décisions pensées par et pour les femmes. À l’heure où seulement 32 % des auteurs d’articles dans ce domaine sont des femmes, Carine Monat discute de l’influence des femmes scientifiques sur les décisions environnementales, et dans les tribunes nationales et internationales.

Qu’ont en commun environnement et féminisme? Au Québec, les deux s’articulent autour des écoféminismes, ces courants multiples qui réunissent, sous un dénominateur commun, des préoccupations antiracistes, décoloniales et affranchies de toute logique de domination. Nayla Naoufal esquisse un portrait de ces écoféminismes, un foisonnement intersectionnel de mouvements, portés par une volonté d’inclusion et de démocratisation des savoirs.

Pour les membres de collectifs cyclo-féministes, l’avenir sera cycliste, ou ne sera pas! De Copenhague à Paris, en passant par Montréal, la bicyclette a la cote. Ateliers de vélo communautaires, soirées en mixité choisie, initiatives pour rendre la pratique inclusive, infrastructures accueillantes : les communautés s’organisent. Gabrielle Anctil pédale à la rencontre de ces militantes qui, motivées par un objectif de justice sociale, luttent à la fois pour l’environnement et pour la fin des systèmes qui le détruisent.

Sept jeunes filles engagées, âgées de 13 à 17 ans, ont accepté de s’entretenir à bâtons rompus avec la chroniqueuse Martine Delvaux. Pour que leurs voix résonnent… Elles parlent avec éloquence du lien entre leur combat contre le réchauffement climatique et la question des filles, des femmes et du féminisme!

Enfin, on découvre l’engagement des femmes en environnement par le regard de l’illustratrice Nadia Morin : ce lien qui les unit dans la poursuite d’un but commun, ce sentiment de communauté, ces routes qui évoquent le vélo, le péril climatique, le chemin qui reste à parcourir… Puis ces têtes en fleurs, à l’image de la floraison des idées, avec, en transparence, l’urbanité, revers de la médaille environnementale, mais aussi reflet de cette volonté des femmes d’être parties prenantes des débats et des grandes décisions qui entourent ces enjeux de société obligés.

Bonne lecture!

– La rédaction